Contexte

Des suites de son lourd développement industriel, la Région de Bruxelles-Capitale (RBC) regorge aujourd’hui de terrains dont le sol contient de hauts niveaux de polluants : en 2006, les surfaces potentiellement polluées recensées par l’Inventaire de l’état du sol de l’Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement (IBGE) représentaient environ 8 % du territoire régional. La seule commune de Bruxelles-ville est confrontée à près de 500 hectares pollués ou potentiellement pollués. A l’heure où de nombreuses voix des milieux académiques, associatifs et politiques préconisent une transition écologique basée sur des solutions locales – relocalisation des activités de consommation et de production, agriculture urbaine, revalorisation de l’espace urbain, biodiversité en ville, … – la pollution des sols représente un obstacle réel car elle empêche dans de nombreux cas la disponibilité des terrains en vue de la transition.

En RBC, les polluants les plus fréquents sont les hydrocarbures et différents types de métaux lourds (le triptyque plomb, zinc, cuivre, …). Leur présence menace l’environnement et empêche souvent, par exemple, l’installation d’un jardin collectif cultivé en pleine terre. Les techniques conventionnelles utilisées pour la dépollution des sols sont très coûteuses et impliquent régulièrement une excavation pure et simple.

Une approche novatrice et écologique existe : elle consiste en l’extraction ou la stabilisation par les plantes d’un large éventail de polluants dans les sols affectés. Cette technique – que l’on appelle la phytoremédiation – ouvre des possibilités uniques pour remédier à la contamination de ces sites tout en utilisant durablement la biomasse ainsi produite. Le Centre d’écologie urbaine (CEU) désire explorer le potentiel de la phytoremédiation en RBC au travers d’un réseau d’experts, de professionnels et de citoyens engagés – un groupe baptisé “Opération Tournesol“. Au moyen de ce réseau opérationnel, nous entendons explorer et promouvoir les techniques écologiques de phytoremédiation.

A l’heure actuelle, une utilisation systématique de la phytoremédiation se heurte encore à plusieurs obstacles comme les contraintes temporelles importantes ou les promoteurs privilégiant généralement des techniques moins écologiques et plus coûteuses – comme l’excavation – afin d’accélérer leurs projets de construction.

Si cette contrainte temporelle semble difficile à surmonter car la phytoremédiation doit respecter les rythmes naturels de croissance des plantes, elle ne doit pas faire oublier l’intérêt que comportent ces phytotechniques.

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